La presse pour la jeunesse en liberté surveillée, 
Thierry Crépin, C.H.C.S.C (centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin),  médiamorphoses, 2004


à lire en ligne… http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/23293/2004_10_29.pdf?sequence=1


Extrait : « Le 16 juillet 1949 est promulguée la loi sur les publications destinées à la jeunesse. Elle réglemente la presse enfantine et crée un délit nouveau, la démoralisation de la jeunesse par voie de presse par son article 2 : « Les publications visées à l’article 1er ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant
sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse. » Cette dernière expression est à prendre dans un sens large et signifie pour le législateur porter atteinte aux principes sur lesquels repose l’idéal supposé de la jeunesse : l’espérance et l’enthousiasme. Elle comprend des dispositions protectionnistes par son article 13 qui prohibe « l’importation pour la vente ou la distribution gratuite en France des publications destinées à la jeunesse ne répondant pas aux prescriptions de l’article 2 ». « Dispositifs radiophoniques pour un public convoité,
Jean-Jacques Cheval,  conférences à l’Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3, médiamorphoses, 2004


à lire en ligne… http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/23295/2004_10_36.pdf?sequence=1

Extraits : « Dans les années 20, les cours du professeur Paul Hazard, de la Faculté de lettres de Paris, les conférences de la Sorbonne, du Collège de France ou de l’Association française pour l’avancement des sciences, les premières émissions d’enseignement radiodiffusées visent un public de lycéens et d’étudiants. Les jeunes auditrices sont quant à elles clairement placées sous la tutelle de leurs mères pour l’écoute de « L’heure des dames et des demoiselles» créée sur Radio Luxembourg en 1935. »

« Les années 70-80 : radios libres et radio jeune » …
« En 1981, la victoire de François Mitterrand permet la légalisation des radios libres qui s’engouffrent en masse dans cette ouverture. Les radios militantes sont vite distancées par les radios ludiques et de véritables projets professionnels et commerciaux sont lancés dès cette époque : parmi eux une Nouvelle Radio Jeune (NRJ) qui devient en quelques années le fer de lance d’une nouvelle forme de radiodiffusion. »

La « libre antenne », objet social pour les adolescents ?, Hervé Glevarec, médiamorphoses, 2004


à lire en ligne… http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/23298/2004_10_51.pdf?sequence=1

Extraits :

« … appeler la radio pour évoquer un problème ou, simplement, apparaître, voire « exister » à travers cet espace. La réception est signifiante parce que les « libres antennes » constituent un tiers, pris au sérieux, qui offre un espace alternatif aux parents et à l’école. »

« La radio contribue ici au lien et à la connivence, elle suppose une forme d’exclusion des non-initiés. Elle fonctionne moins dans le registre des questions sociales que
dans celui de l’intégration entre pairs de mêmes accointances. Sur le mode ludique, détaché et transgressif, l’ambiance configure cet objet. »